Article 1103 — Force obligatoire des contrats
« Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. » Pierre angulaire du droit des contrats : un engagement valablement formé doit être exécuté.
Lire sur Légifrance →Une sélection d'articles fréquemment mobilisés en contentieux civil, commercial, pénal, procédure et droit international, avec leur principe-clé et un lien vers Légifrance.
« Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. » Pierre angulaire du droit des contrats : un engagement valablement formé doit être exécuté.
Lire sur Légifrance →« Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Fondement historique de la responsabilité délictuelle.
Lire sur Légifrance →Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine. Délai d'action : 2 ans à compter de la découverte (art. 1648).
Lire sur Légifrance →« Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer. » Prescription pivot du droit civil moderne.
Lire sur Légifrance →« Il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention. » Principe directeur du procès civil.
Lire sur Légifrance →S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé.
Lire sur Légifrance →« Les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement. » Réforme majeure issue du décret du 11 décembre 2019.
Lire sur Légifrance →Art. 834 : référé d'urgence. Art. 835 : mesures conservatoires, mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et provision lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable.
Lire sur Légifrance →« Constitue une fin de non-recevoir tout moyen qui tend à faire déclarer l'adversaire irrecevable en sa demande, sans examen au fond, pour défaut de droit d'agir, tel le défaut de qualité, le défaut d'intérêt, la prescription, le délai préfix, la chose jugée. »
Lire sur Légifrance →Engage la responsabilité de son auteur le fait, par toute personne exerçant des activités de production, de distribution ou de services, de rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, en l'absence d'un préavis écrit suffisant.
Lire sur Légifrance →Délimite les conditions d'application du statut des baux commerciaux : immeuble dans lequel un fonds de commerce est exploité, immatriculation au RCS du locataire, etc. Statut très protecteur du locataire.
Lire sur Légifrance →Les obligations nées à l'occasion de leur commerce, entre commerçants ou entre commerçants et non-commerçants, se prescrivent par cinq ans si elles ne sont pas soumises à des prescriptions spéciales plus courtes.
Lire sur Légifrance →« Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre. » Toutefois, lorsque la loi le prévoit, il y a délit en cas de mise en danger délibérée de la personne d'autrui ou de faute d'imprudence.
Lire sur Légifrance →Toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit peut, en portant plainte, se constituer partie civile devant le juge d'instruction. Voie d'action permettant de déclencher l'action publique en cas d'inertie du parquet.
Lire sur Légifrance →L'abus de confiance est le fait par une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d'en faire un usage déterminé.
Lire sur Légifrance →Tout licenciement pour motif personnel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse. À défaut, le licenciement ouvre droit à indemnités (barème Macron, art. L. 1235-3).
Lire sur Légifrance →Toute action portant sur l'exécution du contrat de travail se prescrit par 2 ans. Les actions en paiement ou en répétition du salaire se prescrivent par 3 ans (art. L. 3245-1). Les actions en réparation de discriminations se prescrivent par 5 ans.
Lire sur Légifrance →Les exclusions de garantie doivent être formelles, limitées et apparentes. La faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré est en revanche toujours exclue, sans pouvoir être garantie. Pierre angulaire du contentieux du refus de garantie.
Lire sur Légifrance →L. 113-8 : nullité du contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle, primes acquises à l'assureur. L. 113-9 : si la mauvaise foi n'est pas établie, application de la règle proportionnelle (réduction d'indemnité au prorata des primes).
Lire sur Légifrance →Toutes les actions dérivant d'un contrat d'assurance se prescrivent par 2 ans à compter de l'événement qui y donne naissance. Délai parmi les plus courts du droit français — vigilance absolue. Interruption par lettre RAR portant réclamation, par assignation, par désignation d'expert.
Lire sur Légifrance →Le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe contre l'assureur garantissant la responsabilité civile du responsable. Particularité protectrice du droit français : l'assureur peut être attrait sans condamnation préalable de l'assuré.
Lire sur Légifrance →L'assureur garantissant la RC auto doit présenter une offre d'indemnisation à la victime dans les 8 mois de l'accident, ou 5 mois si l'état est consolidé. Sanction : doublement de l'intérêt légal (art. L. 211-13). Dispositif central de la loi Badinter.
Lire sur Légifrance →Les victimes non conductrices de VTM sont indemnisées intégralement, sauf faute inexcusable cause exclusive (art. 3). Les conducteurs voient leur faute opposée pour réduire ou exclure l'indemnisation (art. 4). Régime quasi-systématique d'indemnisation.
Lire sur Légifrance →Règle la compétence judiciaire et la reconnaissance des décisions en matière civile et commerciale au sein de l'UE. Principe : compétence du tribunal du domicile du défendeur, avec règles spéciales (contrats, délits, consommation, travail).
Lire sur EUR-Lex →Régit les contrats de vente internationale de marchandises entre professionnels établis dans des États contractants. S'applique de plein droit sauf exclusion expresse — vigilance sur les clauses contractuelles.
Texte CNUDCI →Les sentences arbitrales rendues à l'étranger ou en matière d'arbitrage international sont reconnues en France si leur existence est établie par celui qui s'en prévaut et si cette reconnaissance n'est pas manifestement contraire à l'ordre public international.
Lire sur Légifrance →Droit à un procès équitable : tribunal indépendant et impartial, délai raisonnable, publicité des débats, présomption d'innocence en matière pénale, droits de la défense (notification, temps, interprète, contradictoire).
Texte CEDH →Les principes prétoriens qui structurent le contentieux contemporain.
Le tiers à un contrat peut invoquer, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, un manquement contractuel dès lors que ce manquement lui a causé un dommage. Confirmé et précisé par Cass. ass. plén., 13 janv. 2020 (n° 17-19.963).
Le préavis suffisant doit tenir compte de la durée des relations, du volume d'affaires, de la dépendance économique, et permettre la réorganisation. La règle de calcul indemnitaire intègre la marge sur coûts variables sur la durée du préavis manquant.
Un même fait peut être qualifié simultanément de vice caché et de défaut de conformité ; le demandeur doit choisir son fondement, mais la requalification peut être opérée par le juge en application de l'art. 12 CPC.
Au-delà de la controverse sur le préjudice de naissance, l'arrêt rappelle l'exigence d'un lien de causalité direct et certain et la distinction entre faute, dommage et lien causal. Repris dans la jurisprudence ultérieure pour structurer le raisonnement responsable.
Pour les contrats administratifs : devant le juge du contrat, les parties peuvent invoquer une irrégularité affectant la validité du contrat ; le juge doit alors prendre en compte la nature et la gravité de l'irrégularité, et l'exigence de stabilité des relations contractuelles.
Invalide le « Privacy Shield » et impose un examen au cas par cas pour les transferts de données vers les États-Unis sur la base des clauses contractuelles types. Pivot du contentieux numérique transatlantique.